ActuMon épargne

Passez des fonds en euros aux fonds en unités de compte !

migration productive
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

L’investissement sur des supports en unités de compte devient nécessaire pour s’assurer de faire correctement fructifier son épargne alors que les rendements des fonds en euros garantis s’effritent d’année en année. Toutefois, cette stratégie nécessite d’être suffisamment conseillé et accompagné pour limiter les risques de moins value liés aux fluctuations des marchés. Compte tenu de leurs infrastructures et de leur organisation, il apparait évidemment que les banque assureurs traditionnels n’incitent cependant pas leurs clients à diversifier et à dynamiser leur assurance-vie faute de pouvoir réaliser un suivi correct … vendeurs plutôt que vrais conseillers, les « agents de la banque-assurance » ne souhaitent pas proposé du risque qui nécessite un réel « service après-vente » destiné à accompagner les clients …

Extrait de l’article paru dans Le Nouvel Economiste ;

Volonté politique et érosion du rendement des fonds en euros réorientent l’assurance-vie vers les unités de compte.

Support en euros, les bonnes raisons de la tradition

« Les caractéristiques fiscales de l’assurance-vie font que ce produit est particulièrement compatible avec la détention longue, ce qui permet aux assureurs d’investir dans des actifs à plus long terme, plus risqués et qui offrent de meilleurs rendements », remarque Stéphane Dedeyan, membre du comité de direction générale de Générali France et président de la commission plénière des assurances de personnes de la FFSA (Fédération Française des sociétés d’assurances).

Il souligne que l’attrait des Français pour l’assurance-vie vient également de la grande fléxibilité du produit. En effet, un contrat d’assurance ne peut être investi en supports garantis, appelés supports en euros, ou sur des supports investis sur les marchés financiers, appelés supports en unités de compte.

Outre ces contrats monosupports, les assureurs proposent également des contrats multisupports permettant un panachage en fonction de l’appétence au risque du souscripteur : « Cette souplesse fantastique permet non seulement de répondre aux besoins spécifiques de chacun, mais aussi de piloter son contrat en temps réel et en fonction de l’évolution du marché », explique Stéphane Dedeyan.

Traditionnellement, les français favorisent massivement l’investissement sur les fonds en euros, qui offre des garanties plus importantes que les fonds en unités de comptes. Les performances à la hausse de ces derniers peuvent être supérieures, mais les risques de baisse sont aussi proportionnellement importants : « Il faut prendre en compte l’objectif dans lequel les Français épargnent, déclare Jérôme Grivet, directeur général de Crédit Agricole Assurances. Historiquement, l’assurance-vie a pour but de préparer sa retraite ou de transmettre un patrimoine. Or les épargnants ont naturellement tendance à ne pas vouloir prendre de risques avec le patrimoine qu’ils comptent transmettre à leurs enfants « .

Cette préférence pour les fonds en euros peut aussi s’expliquer par un facteur culturel, les épargnants français ayant moins d’appétence pour les marchés actions que les AngloSaxons. Cette tendance s’est encore amplifiée depuis la crise financière de 2008, qui a augmenté la défiance du grand public envers la détention d’actions.

En 2013, les fonds en euros représentent plus de 80 % des 1400 milliards d’euros investis par les Français : « II faut reconnaître que nous avons vécu une décennie très volatile sur les marchés actions, qui a diminué encore le peu d’appétence des Français pour le risque », confirme Isabelle Falloux, responsable des produits épargne de la banque de détail de BNP Paribas France.

cropped-logo_x9zw681.png

Selon le directeur général associé du cabinet de conseil Advize, les assureurs ne font pas suffisamment d’efforts pour orienter leurs clients vers ces supports plus risqués : « Beaucoup d’acteurs de ce marché n’ont pas fait leur travail. Ils ont parqué l’épargne sur des fonds en euros, et n’ont pas assuré la bonne gestion intelligente qu’impliquent les supports en unités de compte. C’est la raison d’être de structures comme la nôtre : nous nous positionnons comme des sentinelles au service de nos clients, constamment à la recherche des meilleurs fonds qui pourront générer de la plus-value « .

SOurce : Le Nouvel Economiste Lire l’article dans son intégralité.

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

Laisser un commentaire