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L’assurance-vie prête à tirer son épingle du jeu en 2014

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Pas d’euphorie pour l’assurance-vie. Mais un lot de bonnes nouvelles qui pourraient apporter un peu d’air à l’un des produits d’épargne préférés des Français.

La grande réforme de l’assurance-vie d’abord, qui vient d’être adoptée, a donné naissance à deux nouveaux produits sans toucher au cadre général avantageux appliqué aux épargnants de long terme. Autre bonne nouvelle, la semaine dernière, le Conseil constitutionnel a émis une « réserve de conformité à la Constitution » à l’application d’un taux de prélèvements sociaux à 15,5 % sur les gains réalisés sur certains des contrats souscrits entre 1990 et 1997. Autre danger qui s’éloigne, le concours de séduction avec le Livret A devrait à présent devenir moins rude : la hausse de son plafond est à présent digérée, et sa rémunération pourrait encore diminuer l’an prochain.

Mieux que l’inflation pour ce placement

L’année 2014 pourrait être assez favorable aux placements dans l’assurance-vie. A condition qu’elle sache s’adapter.

Les fonds en euros pourraient aussi se montrer convaincants sur un terrain où on ne les attend pas forcément : celui de la rémunération. Et ce, en dépit, de rendements qui pourraient se replier une nouvelle fois l’an prochain. « Les données macroéconomiques actuelles conduisent à poser l’hypothèse d’une nouvelle baisse de la rémunération en 2014 entre 2,40 et 2,50 % avant prélèvements sociaux voire fiscaux », souligne Cyrille Chartier-Kastler, du cabinet Facts & Figures. Il faut dire que les règles prudentielles de Solvabilité II conduisent les assureurs à moins se porter sur les actions – en théorie plus risquées et plus rémunératrices – et plus sur les obligations souveraines et des grandes entreprises, qui rapportent moins.

Malgré ces nuages noirs, les niveaux de performance ne devraient pas forcément être rédhibitoires pour les épargnants : si l’inflation reste à des niveaux très modérés – les prix n’ont progressé à fin novembre que de 0,7 % sur un an – les fonds en euros devraient dans leur ensemble bien protéger les déposants contre l’érosion monétaire. Mieux, pour capter de la performance les assureurs pourraient compléter leur gamme.« L’euro-croissance créée cette année apporte une innovation dans des produits qui n’avaient jusque-là que peu évolué. Au-delà de la figure imposée, les assureurs vont probablement se montrer plus innovants », souligne Jean-Charles Guéganou, associé au cabinet Weave.

Mais tout ne dépend pas que des assureurs. Certains aspects leur échappent, comme par exemple le pouvoir d’achat des Français. Plusieurs facteurs pourraient se combiner pour peser sur ce dernier : hausse de la fiscalité, perte d’emploi… Autant de raisons pour les ménages de puiser dans leur épargne pour faire face à l’avenir.

Source : Les Echos

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